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such an asshole under the rain ; feat. yasmina

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Logan J. Wheeler
he's called the maniac king • he likes to criticize all that he see.

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MessageSujet: such an asshole under the rain ; feat. yasmina Sam 22 Mai - 16:09

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(c) cocaine. & regina.

SUCH AN ASSHOLE UNDER THE RAIN

Une légère lueur filtrait par la fenêtre. Laissant apparaître un frêle filet de lumière sur le parquet, impeccablement ciré. Sur le matelas parfaitement bordé, il observait le plafond. Grognant, en entendant les éboueurs gâcher le silence qui commençait peu à peu à s’installer. Fronçant les sourcils, en remarquant une petite toile d’araignée sur les poutres de son plafond. Il se levait. Il n’avait pas envie de faire le ménage aujourd’hui, ce matin du moins. Il s’habilla rapidement, tout en choisissant néanmoins soigneusement chacun de ses vêtements. Parfaitement réveillé, il ne prit pas la peine de petit déjeuner. Il ne le faisait jamais.
Il ne voulait pas nettoyer, il ne voulait rien faire, et surtout, ne rien entendre.

Son regard était posé sur la place, déserte. Ses yeux fixaient le goudron, gris, semblable au ciel, couvert de nuages. L'esprit serein, il appréciait le silence, si peu commun ces derniers temps. De ses lèvres, s'échappait un mince filet de fumée, qui disparaissait, au fur et à mesure dans l'air frais de la matinée. Il avait eut cette envie, soudaine, de se lever tôt pour ne rien entendre, pour ne rien écouter. Une tentation à laquelle il succomba à la seconde où l'idée traversa ses tortueuses pensées. Il n'était plus ici, il était très loin. Le bitume, il ne le voyait même plus, il était complètement immobile, il ne bougeait pas, ne serait-ce que d'un millième de millimètre. Il en avait besoin, depuis longtemps. Ce silence, si agréable, si silencieux, si harmonieux ; il en rêvait depuis si longtemps. Un mince sourire se forma sur son visage d'une neutralité jusque là sans égale. Sourire quasiment invisible aux yeux de personnes peu attentives, mais néanmoins présent. Il était en osmose, en osmose avec la tranquillité, avec le calme ambiant et le dioxyde de carbone qui s'évadait de sa bouche. Le vrombissement d'un moteur le fit rapidement revenir terre. Son étroit sourire s'effaça, aussi précipitamment qu'il était apparu. Son masque indifférence refit surface, son regard se détacha du sol. L'espace d'une fraction de seconde, il fronça légèrement les sourcils. Le vacarme continuel de cette ville constamment en mouvement reprenait doucement le dessus. Son acrimonie perpétuelle également. Appuyé contre la « fontaine à souhait » située au centre de la place principale de White River, son expression faciale se fit plus dure, tout en restant impassible à la fois. Il était seul, au centre de ce capharnaüm insupportable. Il porta rapidement sa cigarette jusqu'à ses lèvres. Le tabac l'empêchait de s'énerver, inopinément. Il ne voulait exprimer aucune émotion, derrière sa carapace d'insensibilité et son aigreur coutumière. Ainsi, il n'exprimait rien. Sortant de leurs magasins à la même heure, les marchands presque synchrones ouvraient leurs commerces en même temps. Il ricana narquoisement, s’étaient-il passé le mot, ou bien ? Leurs magasins étaient étrangement semblables. Mêmes couleurs : banales, simples, ternes. Leurs originalités étaient tellement déplorable… Logan finit par se désintéresser de ceux qu’ils considéraient depuis bien longtemps comme des incapables, plus pitoyables les uns que les autres. Il leva les yeux au ciel, tandis que quelques gouttes de pluie commencèrent à tomber sur le sol. Il pleuvait. Et, aux nuages qui survolaient la ville à ce moment précis, le jeune homme put en déduire qu’ils allaient avoir droit à une véritable averse. Il aimait tout particulièrement ce temps, qui lui rappelait quelque peu son pays d’origine, la Belgique. Tandis que les quelques passants s’affolaient et se dépêchaient de se mettre à l’abri, il restait là. Au milieu de la place ; sous une pluie qui se faisait de plus en plus épaisse et torrentielle. Sa cigarette trempée à la main, il expira sa dernière bouffée de nicotine. Il savait parfaitement que s’il restait ainsi quelques minutes de plus, il serait intégralement trempé. Il imaginait parfaitement chaque parcelles de son corps trempées jusqu’aux os. Il comprenait parfaitement que ses vêtements allaient finir par rétrécir. Mais, il ne restait immobile. Encore une fois. Profitant du temps, qu’il appréciait plus que tout au monde ; excepté le silence. La tempête après le calme, il adorait cela. Il se savait étrange, il se savait différent. Il imaginait très bien quelques personnes, à l’intérieur du bar, l’observant en se demandant : « Mais, bon sang, pourquoi ne rentre-t-il pas se mettre à l’abri ? » Il s’en contrefichait. Il n’en avait absolument rien à faire. Il allait attraper un rhume, être malade pendant une semaine ou deux. Mais, il aimait le silence, ainsi que la pluie. Et, simplement pour apprécier l’un ou l’autre de ses rares désirs, il n’avait que faire des autres ou même de lui-même. Il se sentait presque nostalgique, sûrement un peu trop à son goût. Tout cela lui rappelait Bruxelles, Bruxelles et son temps pourri. Bruxelles et ses frites délicieuses. Bruxelles et la vie qu’il y menait. Bruxelles ; simplement Bruxelles.
Il aperçut très vite une jeune femme, blonde, complètement trempée également. Elle s’approchait de lui, ou plutôt de la fontaine. Oubliant l’averse, il observa, intrigué, cette femme, peut-être un peu plus jeune que lui. La pluie l’empêchait de distinguer parfaitement ses traits, était-elle en colère ? Ou bien, peut-être, désespérée ? Cette dernière se mit dos à la fontaine, dos à lui. Logan ne se demandait plus vraiment ce qu’elle comptait faire. Un mythe populaire de la ville disait que, si l’on faisait un souhait, n’importe lequel, tout en lançant une pièce dans cette fontaine, ce dernier se réaliserait. Était-elle de ceux qui croient toutes les imbécillités qu’on peut leur servir sur un plateau en or massif ? Elle jeta un objet à l'intérieur de la fontaine, objet qu’il supposa être une pièce ; tout en n'en étant sûr qu’à cinquante pour cent. La jeune inconnue se rapprocha. Muette. Il se mit en tête de lui délier la langue. Et, pour cela, il avait des méthodes plus que persuasives. Il se mit à côté d’elle, les fesses toujours appuyées contre le rebord à présent trempé de la fontaine. « Il faut être vraiment naïf pour croire à des conneries pareilles. » lui asséna-t-il, d’un ton railleur. « Non ? » ajouta-t-il malicieusement. Il se demandait quel genre de réaction aurait la jeune femme. La journée prenait un tournant amusant.

Spoiler:
 

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